NOUVEAUTE. Changer la couleur de ses yeux est désormais possible en Afrique, pour le faire, il faut voyager au Maroc. C’est ce qui sort d’une intervention chirurgicale réalisée par Docteur Mohammed Chahbi à Casablanca. Ce 24 mars 2018, l’ophtalmologue de renom assisté de collaborateurs espagnols s’est résigné à donner des yeux bleus à une de ses patientes. Ambition démesurée de la patiente, exploit de la médecine ou égarement scientifique contre le Sermon d’Hippocrate, tout porte à croire que la communauté ne réclame aux médecins que des soins, rien que soigner.

Agée de 21 ans, la patiente a décidé se départir d’yeux marrons au profit de couleurs artificiellement jointes. Comme les autres méthodes pratiquées et interdites dans plusieurs pays, «cette technique consiste grâce à un laser femtoseconde de créer un tunnel circulaire dans la cornée, autour de la pupille, dans lequel sera ensuite injecté le pigment coloré. L’avantage de cette technique qui a été développée par le Pr Jorge Alió, dixième professionnel le plus influent dans le monde de l’ophtalmologie, est de ne pas toucher les couches profondes de l’œil (pupille ou iris). Seule la couche superficielle de l’œil est concernée» se justifie le Dr. Chahbi au quotidien aujourd’hui.ma. Par contre, ce que notre médecin n’évoque pas c’est que la méthode de  Pr. Jorge Alio dont l’expérimentation, au lieu d’avoir lieu en Espagne, se passe au Maroc n’est pas la bienvenue dans certains pays.

Selon l’ophtalmologue, la Clinique de l’œil dispose de nos jours quatre colorants possibles pour les prochains patients.  Ce sont le marron, gris, vert et bleu pour choisir pour donner une autre couleur à ses yeux. A quoi bon d’aveugler quand des personnes souffrant de problèmes de vue sont encore nombreuses ?

 «Aucune technique n’est sans complications. Il y a le risque infectieux. Généralement, un brouillard dans l’œil apparaît   durant 3 semaines à 1 mois à cause d’une petite inflammation. Pour cela, on prescrit au patient des gouttes et par la suite tout rentre dans l’ordre» reconnaît par ailleurs Dr. Chahbi. L’éventualité des complications à survenir devrait mettre en doute cette opération couteuse au sein de l’opinion publique. Payer jusqu’à 18 mille ou 20 mille dirhams pour avoir des yeux d’autres et se préparer à d’effets secondaires, voilà ce qu’on peut considérer  « naïveté couteuse ».

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