C’est devenu exceptionnel de voir des manifestations qui essaient de combiner entre tout ce qui entre dans le cadre de l’art, des manifestations conçues par des professionnels tout au profit des jeunes. De simples événements dont le concept est unique et d’où l’importance est majeure. Considérés comme étant une facette de la culture artistique tout en ayant des dimensions multidisciplinaires.

 

Retour en arrière à l’un des grands festivals phares du mois d’octobre, un festival qui a eu lieu dans la ville ocre le 7 octobre, plus précisément au Waky Marrakech, et auquel Tripocco a assisté.

 

Dans une première édition, l’événement intitulé Le WaveArt Festival a connu la présence d’une panoplie de disciplines. Un programme diversifié d’où surgissent 3 catégories essentielles, le Street Art, la musique électronique et le wakeboard.

 

André Maurois disait que l’art est un effort pour créer, à coté du monde réel, un monde plus humain.

 

La musique électronique était au rendez-vous :

Parmi ces djs, nous retrouvons :

  • Joni Begood est originaire de Paris. Parmi ses influences, nous citerons : Ricardo Villalobos, ainsi que la scène minimale de Londres, la Chicago House et Ibiza qu’il visite depuis plus de 10 ans. Durant le festival du WaveArt Festival, il a assuré le closing set avec de la House music  / Techno.
  • Francesco est d’origine Italienne, il est plus influencé par : le techno et le black beat, ainsi que Dj LITE, Dj Lutz et Binh. Quant à lui, il a mixé différents genres de musique au festival en question.
  • Sergio vient d’Italie, il est plus spécialisé en musique underground et il a mixé de la deep house et de l’électro durant le festival.
  • Onoff est de la Roumanie, et s’intéresse plutôt à l’underground. D’ailleurs pour son passage au festival, il a joué de la minimale techno.
  • Malwan est Marocain, sa carrière a commencé principalement à Londres, son style est la tech house expérimentale.
  • Rawness est un dj producteur basé en Italie. Il est plus dans la musique électronique et plus précisément les sons deeps et dark.

 

L’ensemble de ces Djs ont assuré une ambiance festive dans un environnement interactif. Tous les ingrédients étaient réunis pour faire danser les gens sous le soleil, et même durant la soirée, jusqu’à 2h du matin.

Le street art s’est fait une belle place au festival :

D’autres, séduits par le climat et l’atmosphère qui régnait sur l’espace, ont décidé de suivre le Street art conduit par les trois artistes Said Sabir, Piotre et Homek, en direct et en plein air. Nous avons eu l’occasion d’interviewer chacun d’eux, afin de mieux les connaître en tant qu’artistes qui font tous partie de l’agence Outsiders Rouen.

Homek vient de Normandie, il est graffeur depuis l’âge de 16 ans et diplômé d’une école d’art. Homek se rend au Maroc entre 3 et 4 fois au Maroc pour allier passion pour son métier, voyage et graffiti. Il intervient également au centre Al Karam qui se situe à Marrakech pour montrer et expliquer aux enfants son savoir-faire de graffeur. Ses travaux sont influencés par Mondrion, Roy Lishtenstein et le graffiti en général. A travers sa participation au WaveArt Festival, Homek souhaite que les enfants soient de plus en plus impliqués dans des projets artistiques et de graffiti.

Piotre est graffeur depuis 10 ans, et vient aussi de Normandie. Suite à des études en art et en design, il est actuellement professeur de design à Caen, et il expose ses œuvres dans différentes galeries de Street art. Parmi ses influences, nous retrouvons : Les MSK, et Keith Haring. Par sa participation au festival, Piotre souhaite que la ville de Marrakech s’ouvre au street art afin de lui donner plus de couleurs, mais aussi favoriser la liberté d’expression via le graffiti.

Said Sabir est un street artiste depuis son plus jeune âge, il a étudié l’art et le graphisme, et est impliqué dans des projets de bandes dessinées. Said travaille sur des toiles avec peinture, et non seulement il participe à des événements de street art, mais il les organise également (Urbain week à Tanger, Tanger street art). Il expose aussi ses travaux un peu partout au Maroc. Actuellement, il expose à Galerie 3020 à Marrakech. Said Sabir considère le street art comme un moyen d’échange et d’expression, mais il souhaite que cette forme d’art entre dans les galeries, plutôt que d’être présente que dans la rue.

Le wakeboard était à l’honneur :

Tandis qu’une autre tranche de ces jeunes a consacrés son temps au Wakeboard qui était d’une façon ou d’une autre, une sorte de compétition entre professionnels du domaine.

 

Adoptant l’originalité dans son concept, le WaveArt Festival avait pour objectif de combiner entre sport, art et culture. Dans un climat coloré propice à la fête, il était temps de mettre les espaces en couleurs artistiques et joindre l’utile à l’agréable.

 

Ceci en ajoutant l’aspect international au niveau local, par le biais de fils conducteurs vers un monde créatif et innovant.

 

Pour être sur la même longueur d’onde, le WaveArt Festival avait pour objectif ultime, inciter les jeunes à s’ouvrir sur le monde et quitter leurs zones de confort et ce en découvrant de nouvelles pratiques et vivre une expérience au-delà des attentes.

 

Nombreux sont ceux et celles qui ont donné leurs feedbacks, un retour qui a marqué l’esprit des organisateurs était le suivant : ‘’ Je n’ai jamais eu l’occasion de prendre part à un festival, mais la première fois où j’ai pris la décision de le faire, je ne l’ai pas regretté. Le WaveArt Festival est une expérience singulière, que j’ai eu la chance de vivre, mais de la vivre amplement et de ne manquer aucun détail. En attendant avec impatience la deuxième édition ! ‘’